9/25/2015

Cross-training: le spinning

Ma coach de spinning a d'l'air d'avoir 12 ans.
Coach qui grimace.

Je ne la connais pas personnellement mais, mon amie Nat, avec qui je pratique le spinning, lui a déjà enseigné en suppléance voilà quelques années.

Elle est donc vraiment plus jeune que nous. Pffff.

Voici un exemple très réaliste de mon cours de spinning:

19:30: le cours commence.

19:30 et 32 secondes: la coach prend officiellement la parole et c'est parti pour une heure d'entraînement intense.

On commence à pédaler et sa voix aiguë nous harcèle dès le début du cours. Elle est comme une guêpe qui nous tourne autour de la tête. On a pas le choix: on s'exécute. On pédale à fond avec la musique dans le tapis.

C'est de la folie.

Je pédale à vitesse maximale (à la vitesse de l'éclair) et je me questionne sur ce départ stressant et nauséeux de ce cours de spinning.

La musique rock-métal et la coach crient en choeur.  Mes tympans capotent. Ça y est, je vais faire de l'acouphène demain matin.

Dans la presque noirceur de la salle de cours, j'aperçois les autres filles. Elles sont à moitié mortes sur leur vélo et l'évasion de cette pièce est impossible: elles sont à bout de souffle.

À bout de souffle!
Je lui demande quelques fois de répéter ses instructions parce que quand quelqu'un hurle dans le bruit, on entend rien (bien j'entends rien) et ce surtout quand la musique ambiante est une toune de Korn ou pire encore une chanson de Nickelback.

Dommage que mon vélo soit stationnaire...j'aurais pédalé hors de cette pièce à l'instant.

La voix de la coach me rappelle un vieux film, jadis. Elle hurle comme le fait le vilain dans l'extrait vidéo de Roger Rabbit.



Je suis un peu mélangée ce soir. Mon cross-training est de la torture. J'ai mal aux oreilles en plus d'avoir les cuisses qui brûlent.

''On pousse, plus viiiiiiiiiite!!!!!!!!!!!!!''


Le pire dans tout ça, c'est que j'ai l'impression qu'une enfant me crie après. Je prendrais bien un congé de criage quand je m'entraîne. Un moment pour moi, la maman occupée...un moment pour la femme que je suis.

Enfin, ma chum Nat avec qui je fais mon cours de spinning, soupire, respire et pédale. Mais Nath persévère, donne son 110%. Donc, je la suis et je ne la laisse pas tomber.

Nat pédale
La morale de cette histoire est que nous bougeons quand même, nous suons notre vie malgré la voix stridente de la coach.

Mission accomplie pour la nouvelle coach de spinning; elle a réussit à faire travailler tout le monde. On est brûlé.

Finalement, avoir une voix aiguë a certains avantages...comme pousser les gens à pédaler encore plus vite et encore plus fort.

Honnêtement, je ne verrai plus le cross-training comme un break.

Le prochain cours, j'apporte mes bouchons.

Les jambes de ma coach



9/17/2015

Manger ou se transformer

S'entraîner pour un marathon, c'est aussi manger des pâtes, des patates, du pain, du riz et ce sans se sentir gonflé, lourd et laite.

Je suis, depuis toujours, un fervente amatrice de carbs.

Généralement, comme bien des filles qui ont le soucis de toujours rentrer dans ''le jeans'', je limite légèrement ma consommation de féculants et ce surtout lors du souper.

Mais, là, je capote.

Je sens que j'ai besoin de manger des féculants. Je le sens.

En courant un 15 km l'autre matin, j'ai essayé de composer un poème afin de me distraire un peu (le rang des Pointes est quand même plate et les vaches ne sont pas très jasantes) et le voici (rien de sérieux ici, seulement l'inspiration du moment entre le douzième kilomètre et le quatorzième) :

Sucres lents, sucres lents.
Quand je te déguste
Et dès que tu touches mes dents,
Ce n'est plus injuste.
Je peux te désirer,
Six fois par jour.
Tu peux m'enivrer
Tant que je cours
Comme une gazelle,
Je ne dis plus non aux bretzels.

Donc, une pizza maison un soir et du spag le lendemain accompagné de sa tranche de pain.

Attention: je ne dis pas des aliments gras. Je dis des sucres lents. Dommage quand même. On repassera pour le gras et la grosse poutine.

La course intense et pratiquement quotidienne, me donne faim. Je rêve la nuit que je me fais des crêpes.

La dernière fois que j'avais toujours faim comme ça, c'était à la naissance de mon fils. J'allaitais aux 2 minutes les 6 premiers mois de sa vie. Je devais certainement manger 10 toasts par jour.

Il faut donc que je mange souvent pour éviter les migraines et une crise d'hypoglycémie. Et qui dit hypoglycémie, dit la transformation.

La transformation est un processus physique auquel je fais face lorsque j'ai faim. Je suis comme un loup-garou lors d'une pleine lune. Aouuuuuuu!

Je deviens méchante et laide.

Mais présentement avec l'entraînement pour le marathon, le laps de temps dans lequel je risque de me transformer, est très court.

Vraiment très court.

Par exemple, je donne mon cours en classe et il est 9:40. J'ai vraiment bien déjeuné. Des toasts, des fruits, un latté et un jus d'orange. Tout à coup, je sens monter en moi, la colère. Mes mains tremblent et j'en perds mon anglais. Je deviens une autre personne. Je me transforme! Ah non!

Vite une collation! Vite la pause! Vite vite vite.

Si je pouvais courir aussi vite que je me transforme...


Sainte-Sophie, mon village.


9/11/2015

Je veux faire un marathon

Bon, je l'avoue enfin et je le crie haut et fort sur les toits du Web: ''Je veux faire un marathon!'

Ça fait maintenant 10 ans je que pratique la course à pied et par moment, je me demande pourquoi courir alors que ma vie n'est pas en danger?

Voici mes réponses:

1) Parce que je suis capable.

2) Parce que je peux écouter la playlist la plus quétaine du monde dans mon ipod sans me faire regarder de travers par mon chum et mes enfants.

3) Parce que je peux prendre du vin quotidiennement sans engraisser.

4) Parce que je veux des belles fesses.

Et vous, pourquoi courez-vous?

S'il vous plait, allez me partager votre réponse dans les commentaires.

Quand je regarde ma liste de parce que, je constate qu'il est quand même question de grosseur, de fesses et de vin. Hishhhh.

Alors si c'est pour ça uniquement que je cours... eh bien au diable la santé cardio-vasculaire! Ce n'est pas important la santé du coeur. C'est beaucoup plus important d'avoir de belles fesses.

Toutefois, aujourd'hui je m'empresse rapidement d'ajouter un parce que beaucoup plus sérieux sur ma liste.

1) Parce que je veux faire un marathon (en entier et de ne pas mourir en le courant).

Dans mes nombreuses courses à parcourir les fonds de rangs, je rêve que je termine un marathon en rampant et en braillant ma vie, avec les pieds en feu pis les fesses dures comme de la roche.

Je rêve, je me tourne un film de série B dans ma tête.

Pour que mon parce que #1 se réalise, je dois arrêter de rêver et je dois passer à l'action. Go baby go!

J'ai donc décidé d'arrêter de jogginer comme une pouliche et j'ai décidé de courir comme une gazelle.

Je me suis donc inscrite au marathon de Philadelphie avec mon conjoint. Et non, on ne court pas ensemble. Il aura fini son marathon bien avant moi. Si on court ensemble, je suis loin derrière et je mord la poussière de ses enjambées et non ses beaux mollets de feu (soupir.).

Néanmoins, il me reste 10 grosses semaines d'entraînement. Je voudrais partager avec vous mes pensées et mes états d'âme de coureuse. Aussi, je veux partager mon journal et mes tribulations avec vous parce que quand je serai entrain de courir et de vouloir arrêter tout; je penserai à vous et à ce journal.

De plus, j'ai besoin d'une source de motivation externe pour bûcher comme une dingue dans mes entraînements. Ce n'est plus une question de postérieur ici..

Je tiens à demeurer comique (et sarcastique) dans mes propos malgré les ampoules à mes pieds et les douleurs musculaires.

Je me souhaite bonne chance et je vous souhaite bonne lecture! Merci de me suivre dans mes grandes tribulations.

La coureuse :)