12/12/2015
La coureuse granole, un bilan
La course à pied est un sport de granoles.
C'est aussi un sport écolo et ami de l'environnement. Enfin, c'est ce que j'ai toujours pensé jusqu'à ce que je fasse un marathon.
Les coureurs sont des gens généralement respectueux envers l'environnement. Le sport en soi est écologique. On court dans la nature, sur les routes et notre empreinte écologique est réduite au maximum.
Lors de mon marathon, j'ai eu le temps de penser. J'ai eu le temps de voir aussi.
J'en eu du temps, en masse.
La course à pied écolo? Nnnnoui.
La course à pied peut effectivement être écologique au boutte mais elle ne l'est pas tant que ça quand on s'inscrit à un marathon géant.
A big American marathon, ça en produit des poubelles (recyclage, compost et autres inclus).
Imaginez la scène.
J'arrive en trottant au poste de ravitaillement. Il y a un minimum de 50 autres coureurs autour de la station. Le Gatorade est servi dans des goblets de papier.
Chaque coureur prend un minimum d'un goblet par station et parfois deux et voir même trois. Ensuite, le coureur ou la coureuse jette le petit verre de carton au sol. Les autres coureurs piétinent gaiement les gobelets jetés par terre. Les bénévoles les ramassent ensuite avec un rateau et une pelle. Le tout est mis dans un sac plastique géant.
Je suis choquée et je me retrouve donc à courir dans un tas de gobelets vides.
Ces gobelets à usage unique se retrouvent heureusement au compost. Fiou! Les gobelets de ce marathon sont compostables. Mais la quantité produite pour cet évènement est énorme (environ 300 000).
Ensuite, il y a d'autres déchets issus du marathon qui ne sont pas tous recyclables et/ou compostables malheureusement.
Il y aura aussi le dossard qui se retrouvera à la poubelle un moment donné. Un genre de matériau non recyclable aussi.
J'oubliais aussi la trousse de départ de chaque coureur. Un petit sac promotionnel avec des produits, des coupons publicitaires et des Advil. Des Advil emballés d'abord individuellement dans un emballage de plastique et ensuite placés une petite boîte de carton. Un Advil dans une boîte grosse comme un Iphone. Bonjour le suremballage! (pis ce n'est pas un Advil qu'il me faudrait après le marathon, c'est une bouteille complète).
Toutefois, le marathon de Philadelphie semble démontrer une bonne volonté côté empreinte écologique. Pour plus de détails, aller jeter un coup d'oeil: ici!
Néanmoins, malgré leurs efforts croissants, l'organisation du marathon entraîne systématiquement une surconsommation presque assurée.
Il y a bien sûr d'autres éléments qui nous sont donnés à la fin de la course.
Il y a entre autre les couvertures thermiques à l'arrivée. Chaque coureur qui termine la course (vivant et entier) a son petit kit. La médaille, la doudou thermique, un sac de bebelles, de l'eau embouteillée et j'en passe. Bref, de petits cadeaux cheapette qui ne sont pas réellement essentiels.
Oui, certes, je suis bien contente de mes kits de marathonienne, de la doudou thermique et de la belle médaille.
Mais...
C'est donc à nous coureurs écolos de refuser d'avoir tout ce matériel superficiel. À part la médaille et le dossard, le reste c'est de trop. C'est l'fun mais ce n'est pas essentiel.
30 000 coureurs X 1 sac de départ avec plein de cossins= 30 000 sacs qui se retrouveront à la poubelle.
30 000 coureurs X 1 sac d'arrivée avec plein de gogosses= 30 000 sacs qui se retrouveront eux aussi en partie au vidange!
30 000 sacs de départ + 30 000 sacs d'arrivée= 60 000 sacs de cochonneries. Ah ben. C'est beaucoup.
Je suis peut-être poche en maths mais, je sais compter des sacs.
Je félicite tout de même l'initiative du comité organisationnel qui tente d'offrir un évènement un peu plus vert et ce d'année en année.
Il reste toutefois du chemin à faire et c'est à nous d'emboiter le pas vers une réduction des déchets en demandant aux organisateurs d'offrir aux coureurs des alternatives écologiques à ces sacs promotionnels.
11/28/2015
Le marathon de Philadelphie
Eh oui! Le marathon. C'est fait!
Waouuuuu!
J'ai réussi mon défi. La coureuse en moi est bien fière d'avoir complété un marathon. Pas un demi-marathon, pas un dix kilomètres; un marathon de 42.2. km.
The Thing. Tsé.
Je l'ai complété en moins de 5 heures en plus! 4 heures 59 minutes. Tiens toé!
Mon orgueil aurait voulu un 4 heures 30 minutes. Mais, non. Philadelphie et moi avons donné un 4 heures 59 minutes , 14 secondes.
Le Marathon de Philadelphie est assez big. Plus de 30 000 coureurs participaient à cet évènement.
Sur la ligne de départ, il y avait les coureurs du marathon et du demi-marathon. On courait légèrement coincé. Le genre de course où l'on se cogne les coudes, où l'on se pile sur les pieds et où l'on se fait fouetter la face par la queue de cheval de la gazelle de devant (avec un t-shirt qui est écrit à l'endos: if you can read this, it's because you're behind me). Ah shit, beau gilet.
En passant, je n'ai pas vu la borne du 10 km. J'étais en train d'essayer de me tailler une place dans ce peloton en accélérant, en freinant brusquement et en doublant les autres qui étaient légèrement plus lents que moi.
Mon pire temps à vie sur la distance de 10 km. 1 heure trois minutes. C'est long mais, je cours un marathon et je suis prudente. Je veux finir cette course.
Ensuite, je tente de regarder la ville à travers les foules massées sur les trottoirs avec leurs encouragements bruyants et leurs affiches faites à la main regorgeant de messages positifs:
''You are a beautiful unicorn and you will finish this.''
'' Black toenails are in. ''
''Whine now, beer later.''
Je ris, je souris. Je suis heureuse. Je vis mon marathon pleinement. La température est clémente. Un léger vent me porte doucement vers la ligne d'arrivée.
Le marathon est gradué en miles. Je capote un peu parce que c'est long 1 mile. Je me sens soudainement perdue et sans repères. Je ne sais plus combien de miles j'ai couru et à quoi ils peuvent bien équivaloir en kilomètres.
Je suis toujours aussi poche en maths.
Éventuellement, j'arrive au demi-marathon. Enfin. La moitié! Yé! J'ai réussi la moitié!
Je me sens encore très bien et il y a beaucoup moins de coureurs. Les affiches d'encouragement des supporteurs sont de plus en plus drôles: ''Half marathons are for wimps'' ou pire encore ''Don't trust your farts at mile 18''.
Je respire enfin et je joggine dans la joie... et ce jusqu'au moment où la bandelette me rende une petite visite. La maudite douleur au genou que je connais beaucoup trop. La bandelette ne m'a pas visité de tout mon entraînement et là bang. Ouch. Je dois ralentir. Je dois avoir une foulée plus courte avec de petits pas et aucun mouvement brusque. Le syndrome de la bandelette peut gâcher un marathon.
Je songe donc à mon départ bizarre et aux premiers 10 kilomètres. Toutes ces accélérations et mouvements saccadés auraient pu causer cette douleur.Esti.
Je ne panique pas et je me concentre sur la beauté de la rivière à ma gauche. J'ai maintenant le vent qui me ralentit au lieu de me porter. J'en profite pour inspirer profondément et expirer. Je me concentre sur ma respiration.
Je suis rendue au mile 14. C'est là que je rencontre les autres coureurs qui reviennent de la boucle un peu plus loin. Ils sont alors rendus au mile 22. Je vois le drapeau du mile 22 et il est de l'autre côté de la ligne jaune. C'est un trajet aller-retour. Je trouve ça démoralisant et décourageant.
Je commence à déprimer légèrement parce que je vois les autres qui achèvent leur marathon alors que moi je n'ai pas encore rencontré le supposé mur. J'ai seulement rencontré le syndrome de la bandelette et trois envies de pipi (j'en parle parce que c'est compliqué quand on est une fille). Je ne pisserai pas sur les trottoirs quand même. Les hommes eux peuvent pisser au pied des arbres, sur un mur ou sur autre chose. Bref, j'ai perdu du temps en attendant mon tour pour les toilettes (il n'y avait pas assez de toilettes pour le nombre de coureuses).
Enfin, je tente de voir si je peux rencontrer mon chum dans la gang de coureurs de l'autre côté de la ligne jaune. Je suis triste. Je sais que je ne pourrais pas terminer mon marathon dans mon temps de rêve. Je décide donc de focuser sur le positif et d'oublier les autres coureurs de l'autre côté de la ligne.
Heureusement, ma douleur au genou semble vouloir s'atténuer. Je la maîtrise. Je me sens mieux et reprends un rythme un peu plus rapide. J'arrive alors dans un quartier qui parait super hip et culturellement riche. Le Manayunk regorge de restos, boutiques, librairies et petits cafés sympas. Dommage que je ne puisse pas arrêter pour y siroter un verre de vin.
À la borne du 30 km Je suis vraiment contente. Il y a un orchestre et de la bière. Perso, la bière c'est pas mon truc mais, mon chum a quand même pris le temps d'en prendre une tite shot en passant. J'ai pensé à lui. J'aurais mis ma main au feu qu'il se prendrait une shot de bière.
Vers le mile 22, mes jambes commencent à être lourdes. J'ai soudainement l'impression que mes jambes sont en béton. Elles sont très lourdes et dures. Je me questionne: ''Vont-elles encore plier demain?''
Bien sûr, rendue à ce point, j'ai vraiment besoin d'encouragements. Il y a moins de supporteurs. Moins de coureurs. Moins de toute.
Je sors de ma poche les petits mots d'amitié que mes amies avaient rédigés sur des post-it jaunes. Je lis Nat, Jess, Bi, Lili et Anne-Ma quand j'ai besoin d'un coup de pouce.
Tout à coup, un homme d'une soixantaine d'années debout sur le côté du parcours m'offre un high five et je me dis, je fais un high five avec lui. Il m'a alors délicatement serré la main au passage. Le bout de mes doigts a été dans sa main quelques secondes. Son regard familier m'a réconforté. Cet inconnu m'a rassuré. Je ne sais pas comment décrire ce qui s'est produit. La main de cet homme m'a donné de l'énergie. Cet homme m'a fait pensé à mon papa.
Ça y est mile 25. The wall. C'est dur. Mes jambes sont dures toutefois, j'arrive. Je suis si près de la ligne d'arrivée!
Je suis de plus en plus fébrile, je réalise mon rêve de coureuse là maintenant.
Je regarde ma montre et je souris. Je terminerai ce marathon en moins de 5 heures.
La ligne d'arrivée est là et je la franchis.
Je suis une gagnante.
Je suis une marathonienne.
Waouuuuu!
J'ai réussi mon défi. La coureuse en moi est bien fière d'avoir complété un marathon. Pas un demi-marathon, pas un dix kilomètres; un marathon de 42.2. km.
The Thing. Tsé.
Je l'ai complété en moins de 5 heures en plus! 4 heures 59 minutes. Tiens toé!
Mon orgueil aurait voulu un 4 heures 30 minutes. Mais, non. Philadelphie et moi avons donné un 4 heures 59 minutes , 14 secondes.
Le Marathon de Philadelphie est assez big. Plus de 30 000 coureurs participaient à cet évènement.
Sur la ligne de départ, il y avait les coureurs du marathon et du demi-marathon. On courait légèrement coincé. Le genre de course où l'on se cogne les coudes, où l'on se pile sur les pieds et où l'on se fait fouetter la face par la queue de cheval de la gazelle de devant (avec un t-shirt qui est écrit à l'endos: if you can read this, it's because you're behind me). Ah shit, beau gilet.
En passant, je n'ai pas vu la borne du 10 km. J'étais en train d'essayer de me tailler une place dans ce peloton en accélérant, en freinant brusquement et en doublant les autres qui étaient légèrement plus lents que moi.
Mon pire temps à vie sur la distance de 10 km. 1 heure trois minutes. C'est long mais, je cours un marathon et je suis prudente. Je veux finir cette course.
Ensuite, je tente de regarder la ville à travers les foules massées sur les trottoirs avec leurs encouragements bruyants et leurs affiches faites à la main regorgeant de messages positifs:
''You are a beautiful unicorn and you will finish this.''
'' Black toenails are in. ''
''Whine now, beer later.''
Je ris, je souris. Je suis heureuse. Je vis mon marathon pleinement. La température est clémente. Un léger vent me porte doucement vers la ligne d'arrivée.
Le marathon est gradué en miles. Je capote un peu parce que c'est long 1 mile. Je me sens soudainement perdue et sans repères. Je ne sais plus combien de miles j'ai couru et à quoi ils peuvent bien équivaloir en kilomètres.
Je suis toujours aussi poche en maths.
Éventuellement, j'arrive au demi-marathon. Enfin. La moitié! Yé! J'ai réussi la moitié!
Je me sens encore très bien et il y a beaucoup moins de coureurs. Les affiches d'encouragement des supporteurs sont de plus en plus drôles: ''Half marathons are for wimps'' ou pire encore ''Don't trust your farts at mile 18''.
Je respire enfin et je joggine dans la joie... et ce jusqu'au moment où la bandelette me rende une petite visite. La maudite douleur au genou que je connais beaucoup trop. La bandelette ne m'a pas visité de tout mon entraînement et là bang. Ouch. Je dois ralentir. Je dois avoir une foulée plus courte avec de petits pas et aucun mouvement brusque. Le syndrome de la bandelette peut gâcher un marathon.
Je songe donc à mon départ bizarre et aux premiers 10 kilomètres. Toutes ces accélérations et mouvements saccadés auraient pu causer cette douleur.
Je ne panique pas et je me concentre sur la beauté de la rivière à ma gauche. J'ai maintenant le vent qui me ralentit au lieu de me porter. J'en profite pour inspirer profondément et expirer. Je me concentre sur ma respiration.
Je suis rendue au mile 14. C'est là que je rencontre les autres coureurs qui reviennent de la boucle un peu plus loin. Ils sont alors rendus au mile 22. Je vois le drapeau du mile 22 et il est de l'autre côté de la ligne jaune. C'est un trajet aller-retour. Je trouve ça démoralisant et décourageant.
Je commence à déprimer légèrement parce que je vois les autres qui achèvent leur marathon alors que moi je n'ai pas encore rencontré le supposé mur. J'ai seulement rencontré le syndrome de la bandelette et trois envies de pipi (j'en parle parce que c'est compliqué quand on est une fille). Je ne pisserai pas sur les trottoirs quand même. Les hommes eux peuvent pisser au pied des arbres, sur un mur ou sur autre chose. Bref, j'ai perdu du temps en attendant mon tour pour les toilettes (il n'y avait pas assez de toilettes pour le nombre de coureuses).
Enfin, je tente de voir si je peux rencontrer mon chum dans la gang de coureurs de l'autre côté de la ligne jaune. Je suis triste. Je sais que je ne pourrais pas terminer mon marathon dans mon temps de rêve. Je décide donc de focuser sur le positif et d'oublier les autres coureurs de l'autre côté de la ligne.
Heureusement, ma douleur au genou semble vouloir s'atténuer. Je la maîtrise. Je me sens mieux et reprends un rythme un peu plus rapide. J'arrive alors dans un quartier qui parait super hip et culturellement riche. Le Manayunk regorge de restos, boutiques, librairies et petits cafés sympas. Dommage que je ne puisse pas arrêter pour y siroter un verre de vin.
À la borne du 30 km Je suis vraiment contente. Il y a un orchestre et de la bière. Perso, la bière c'est pas mon truc mais, mon chum a quand même pris le temps d'en prendre une tite shot en passant. J'ai pensé à lui. J'aurais mis ma main au feu qu'il se prendrait une shot de bière.
Vers le mile 22, mes jambes commencent à être lourdes. J'ai soudainement l'impression que mes jambes sont en béton. Elles sont très lourdes et dures. Je me questionne: ''Vont-elles encore plier demain?''
Bien sûr, rendue à ce point, j'ai vraiment besoin d'encouragements. Il y a moins de supporteurs. Moins de coureurs. Moins de toute.
Je sors de ma poche les petits mots d'amitié que mes amies avaient rédigés sur des post-it jaunes. Je lis Nat, Jess, Bi, Lili et Anne-Ma quand j'ai besoin d'un coup de pouce.
Tout à coup, un homme d'une soixantaine d'années debout sur le côté du parcours m'offre un high five et je me dis, je fais un high five avec lui. Il m'a alors délicatement serré la main au passage. Le bout de mes doigts a été dans sa main quelques secondes. Son regard familier m'a réconforté. Cet inconnu m'a rassuré. Je ne sais pas comment décrire ce qui s'est produit. La main de cet homme m'a donné de l'énergie. Cet homme m'a fait pensé à mon papa.
Ça y est mile 25. The wall. C'est dur. Mes jambes sont dures toutefois, j'arrive. Je suis si près de la ligne d'arrivée!
Je suis de plus en plus fébrile, je réalise mon rêve de coureuse là maintenant.
Je regarde ma montre et je souris. Je terminerai ce marathon en moins de 5 heures.
La ligne d'arrivée est là et je la franchis.
Je suis une gagnante.
Je suis une marathonienne.
![]() |
| Ma médaille! |
11/01/2015
Courir, manger, courir, manger, Repeat.
Dans mon cas, ce n'est juste pas possible. Je ne peux pas courir vite sur une longue distance. Je voudrais tellement augmenter ma vitesse et devenir rapide comme l'éclair et faire un marathon en 3 heures (lol!).
Mais non, toi La Coureuse, tu cours aussi vite que tu marches. Surtout quand tu as le vent dans la face. Je pense que j'ai même déjà fait du sur place dans le rang des Pointes l'autre jour.
Pas facile.
Enfin, le but de cet entraînement est de réussir à terminer un marathon... et non pas de se blesser comme bien des gens qui surestiment leurs capacités physiques.
Donc, je l'admets et j'accepte mon corps de 36 ans qui court lentement...mais sûrement.
Petit train va loin.
Ce n'est pas rien de terminer un marathon en 5 heures. Essayez donc de courir 5 heures de temps! Ayoye!
Bien c'est aussi ça qui me fait peur.
5 heures de temps à courir... j'ai la trouille.
J'ai la trouille d'avoir faim en maudit au kilomètre 21. Il me faudrait une boîte à lunch intégrée à ma Fuel Belt.
Quand même, franchement, une jument.
Alors, lors de ma dernière longue course de 33 kilomètres (un peu débile comme distance), je courais les poches pleines. Des jujubes, un biscuit, une galette et du chocolat.
J'ai bien sûr tout mangé en prenant des petites pauses ici et là. J'ai profité de la belle journée tout en dégustant mes petits plaisirs sucrés de course.
J'aimerais donc être un hamster pour stocker le tout dans ma bouche directement...
Alors, pour en revenir à ma rapidité infinie, le problème que je rencontrerai au marathon est le suivant: mes multiples collations devront être stockées quelque part. Parce que je vais courir longtemps en maudit étant donné que je cours très lentement.
Je sais bien qu'il y a des stations de ravitaillement à tout les 5- 6 kilomètres et je compte m'arrêter à chacune d'entre elles et de tout boire et manger ce qu'on me propose (vraiment?).
Ou si jamais ce n'est pas assez pour moi, il me faudra une alternative...
Peut-être que ma belle-soeur pourra me nourrir en chemin. On pourrait se rencontrer au kilomètre 21, 28, 33, 37 et à la ligne d'arrivée.
Peut-être que je serai en mesure de briser un record Guinness. ''La coureuse qui a le plus mangé durant son marathon.'' Le podium de la gourmandise va à La Coureuse!! Woooooot! woot!''
J'ai d'ailleurs une capacité extraordinaire de manger en courant. Quand on court lentement, on peut se permettre de petits extras ici et là...une pomme (quand je vois un pommier avec ses pommes, j'en chope une et je la mange en courant), une banane, des jujubes, des suçons et même un sandwich au jambon.
Why not? Manger et courir simultanément c'est une belle façon de profiter de la vie!
![]() |
| Un regard sur mon dernier parcours |
10/24/2015
Playlist de course
Écoutez-vous de la musique en courant?
Êtes-vous du type ''je m'enferme dans ma bulle avec ma musique'' ou du type à courir en groupe et avoir une conversation avec vos amis de course?
Généralement, je cours toute seule et je me défonce les tympans (et les tripes) avec de la musique de course.
Ma définition de musique de course:
La musique doit être entraînante, elle doit m'inciter à l'effort physique et avoir des paroles faciles à fredonner.
Je peux toutefois passer des heures à essayer de préparer une liste de lecture qui me convient. J'essaie d'arranger les chansons en fonction de mon rythme de course en ayant des chansons rapides, moins rapides, lentes et très lentes. Si c'est un rythme trop lent, je vais me mettre à marcher et ce n'est pas l'idéal dans un entraînement de marathon. J'ai juste 6 heures pour compléter mon marathon après ça, je serai disqualifiée.
J'aime les chansons de style pop dance ou l'on peut entendre le mot love 24 fois dans la même toune. Je m'amuse alors à remplacer le mot dance par le mot run et ça fonctionne, la chanson quétaine à maintenant un sens. Aussi, dance floor par race track, c'est motivant.
J'écoute aussi des chansons remplies de paroles intelligentes. Eminem est agréable à écouter et à chaque fois, je découvre du nouveau dans ses vieilles tounes.
Jean Leloup est aussi un artiste que j'aime bien écouter en courant. La chanson Alger me donne un bon rythme de course et quand il parle de gonfler des moutons morts avec une pompe à bicycle pour leur enlever la peau, je me demande s'il faut les gonfler beaucoup. Ses paroles sont parfois bizarres et mon cerveau cherche à comprendre où il a bien pu imaginer un monde de fourmis.
Galaxie est toujours un bon choix et la toune Dragon est écoeurante. Quand j'écoute cette chanson, je pense que je suis Paula Radcliffe. Je jubile.
Ensuite, la chanson Dans l'bois de la défunte Ève Cournoyer, me fait toujours tripper. J'adore les paroles sensées et rebelles de cette chanteuse qui est partie malheureusement trop tôt.
Je crois que Shakira a toujours une place quelque part dans ma course. Sa musique est entraînante et le rythme latin de ses chansons me font sentir super belle dans mon kit de course rose bonbon.
Audionaute, un Indie band québécois avec de bons morceaux comme Déluge m'amène à me dépenser et réfléchir à ma réelle place sur la terre.
Malheureusement, Sean Paul et ses hits incontournables sont toujours présents dans ma liste de lecture de course. En plus, je trouve qu'il est cute et sa voix est sexy.
Il y a aussi d'autres artistes comme Fanny Bloom qui chante Danse en parlant d'un gars tout nu. C'est motivant et ça fait aller mon imagination.
Die Antwoord, un band d'Afrique du Sud avec une chanteuse à voix puérile, chante Baby is on Fire et Rich Bitch (qui sont mes deux préférées) sur ma playlist. Merci à Nad B. pour cette découverte musicale.
Pour terminer ma epic list, du Reggaeton est inclus ici et là et mon chum croit que je pourrais courir plus vite si je n'écoutais pas cette musique sexiste.
Et vous, à quoi ressemble votre liste de lecture de course?
Êtes-vous du type ''je m'enferme dans ma bulle avec ma musique'' ou du type à courir en groupe et avoir une conversation avec vos amis de course?
Généralement, je cours toute seule et je me défonce les tympans (et les tripes) avec de la musique de course.
Ma définition de musique de course:
La musique doit être entraînante, elle doit m'inciter à l'effort physique et avoir des paroles faciles à fredonner.
Je peux toutefois passer des heures à essayer de préparer une liste de lecture qui me convient. J'essaie d'arranger les chansons en fonction de mon rythme de course en ayant des chansons rapides, moins rapides, lentes et très lentes. Si c'est un rythme trop lent, je vais me mettre à marcher et ce n'est pas l'idéal dans un entraînement de marathon. J'ai juste 6 heures pour compléter mon marathon après ça, je serai disqualifiée.
J'aime les chansons de style pop dance ou l'on peut entendre le mot love 24 fois dans la même toune. Je m'amuse alors à remplacer le mot dance par le mot run et ça fonctionne, la chanson quétaine à maintenant un sens. Aussi, dance floor par race track, c'est motivant.
J'écoute aussi des chansons remplies de paroles intelligentes. Eminem est agréable à écouter et à chaque fois, je découvre du nouveau dans ses vieilles tounes.
Jean Leloup est aussi un artiste que j'aime bien écouter en courant. La chanson Alger me donne un bon rythme de course et quand il parle de gonfler des moutons morts avec une pompe à bicycle pour leur enlever la peau, je me demande s'il faut les gonfler beaucoup. Ses paroles sont parfois bizarres et mon cerveau cherche à comprendre où il a bien pu imaginer un monde de fourmis.
Galaxie est toujours un bon choix et la toune Dragon est écoeurante. Quand j'écoute cette chanson, je pense que je suis Paula Radcliffe. Je jubile.
Ensuite, la chanson Dans l'bois de la défunte Ève Cournoyer, me fait toujours tripper. J'adore les paroles sensées et rebelles de cette chanteuse qui est partie malheureusement trop tôt.
Je crois que Shakira a toujours une place quelque part dans ma course. Sa musique est entraînante et le rythme latin de ses chansons me font sentir super belle dans mon kit de course rose bonbon.
Audionaute, un Indie band québécois avec de bons morceaux comme Déluge m'amène à me dépenser et réfléchir à ma réelle place sur la terre.
Malheureusement, Sean Paul et ses hits incontournables sont toujours présents dans ma liste de lecture de course. En plus, je trouve qu'il est cute et sa voix est sexy.
Il y a aussi d'autres artistes comme Fanny Bloom qui chante Danse en parlant d'un gars tout nu. C'est motivant et ça fait aller mon imagination.
Die Antwoord, un band d'Afrique du Sud avec une chanteuse à voix puérile, chante Baby is on Fire et Rich Bitch (qui sont mes deux préférées) sur ma playlist. Merci à Nad B. pour cette découverte musicale.
Pour terminer ma epic list, du Reggaeton est inclus ici et là et mon chum croit que je pourrais courir plus vite si je n'écoutais pas cette musique sexiste.
Et vous, à quoi ressemble votre liste de lecture de course?
10/12/2015
Marathon: ego trip ou dépassement de soi?
Est-ce que de courir un marathon est un trip égocentrique?
Je me pose la question parce que cette fin de semaine, j'ai suivi des coureurs qui relevaient un défi de taille. Je me suis donc glissée dans la peau d'une photographe vedette qui courait après les athlètes.
L'équipe Ks 200- La course, était composée d'environ 70 coureurs qui parcouraient la MRC de l'Érable sur une durée de 24 heures pour compléter 200 km pour la Fondation Jolyane Desjardins.
Être témoin de cette course m'a emmenée à me questionner, sérieusement.
Il y a donc des coureurs qui ont couru à relais et qui ont atteint leurs objectifs personnels. Ils ont accompli des courses en intervalles pour arriver à un but précis que chaque coureur s'était donné. Certains ont parcouru plus de 70 km en 24 heures. D'autres en ont fait 10, 25. Ils ont bouclé la boucle de 200 km.
Bref, ils se sont tous dépassés. Je suis fière d'eux. Je suis fière de Vanessa L (AKA cheveux de feu), Sophie L (AKA The best hairstylist ever), Marie-Pier B (AKA Ferme Belichel) , Karine S (AKA Mrs Big Smile) et tous les autres.
Cependant, je me questionne toujours sur mes motivations personnelles...de courir comme ça des distances un peu longues pour mes petites pattes.
La course c'est le dépassement de soi certes, mais il semble que plus on affiche nos kilomètres parcourus, plus on est hot. I'm just saying...
Sommes-nous plus respectés parce qu'on est capable de courir 3 marathons en 2 jours?
Est-ce que l'on se sent mieux parce qu'on peut courir des ultra-marathons?
Des Death Races?
Des Ultra-trails?
Des IronMan?
Criss, plus on court plus on devient fou? Plus on en veut?
Attention, je vous annonce que la prochaine mode sera d'escalader un volcan, à la course, et se pitcher dedans et d'ensuite nager dans la lave 8 kilomètres et en sortir en lambeaux comme Anakin Skywalker pour évidemment devenir Dark Vader. Voici l'extrait vidéo qui explique comment chaque coureurs se sentiraient après THE VOLCANO RACE!!!:
Plus je cours, plus mon cerveau me joue des tours.
Mon cerveau est en mode cinéma.
Les aventuriers Ks 200-La course ont amassé près de 20 000 dollars pour les enfants malades de la région. Ils se sont dépassés pour quelqu'un et ça c'est admirable! #wow #FateInHumanity
Je me dépasse pour qui à part moi?
Personne.
Je me dépasse pour dire que je serai une marathonienne?
Je ne sais plus, je suis troublée. La course pour le fun et pour le prestige? C'est vaniteux.
Je me console alors en me disant qu'au moins, je suis en forme et que je me sens bien physiquement (vraiment bien d'ailleurs, plus que jamais et ce n'est pas rien tout de même).
Mais, je dérouille un peu présentement. Mon mental en prend un coup.
Enfin, je pourrais courir pour une cause qui me tient à coeur. Une cause qui me touche de près ou de loin, par exemple; les enfants nés trop tôt comme un certain petit rayon de soleil du Bas-du-Fleuve. Je pense aussi à Madame M qui, à 32 ans, s'est fait dire qu'elle avait un cancer du sein.
Je voudrais courir pour quelqu'un d'autre que moi.
Ks 200- La course, tu me fais réfléchir sur ma motivation intrinsèque en elle-même. Je suis motivée, certes, mais je me sens cheap dans toute sa splendeur ce matin.
Je comprends alors la force d'une équipe motivée qui court pour une cause. On se raccroche à ça quand la course est longue et douloureuse... et on le fait pour quelqu'un autre que sa petite personne qui court pour ses fesses ou pour son verre de vin quotidien.
Je ne doute pas de ma capacité à terminer un marathon. J'ai couru 25 km en fin de semaine, les deux doigts dans le nez. J'aurais pu en courir 10 de plus. C'est vrai, je l'aurais fait pour quelqu'un ou quelque chose de concret dans le but de donner au suivant!
Un 42 km après tout cet entraînement que je m'impose depuis 3 mois? Ben oui la mère. Easy shit.
Pouette, pouette, je vais trottiner à Philadelphie pour mon rêve de twit?
Me, myself and I.
J'aimerais bien donner au suivant mais, par où je commence?
Je sais que les courses en général offrent aux coureurs la possibilité de soutenir un cause sociale locale. Je vais investiguer et lire là-dessus...
Le monde de la course m'appelle différemment et m'interpèle sous un autre angle.
Un gros bravo à l'équipe Ks 200 pour leur initiative et ils ont réussi à me transmettre une motivation qui va au-delà de ma propre petite personne.
Je me pose la question parce que cette fin de semaine, j'ai suivi des coureurs qui relevaient un défi de taille. Je me suis donc glissée dans la peau d'une photographe vedette qui courait après les athlètes.
L'équipe Ks 200- La course, était composée d'environ 70 coureurs qui parcouraient la MRC de l'Érable sur une durée de 24 heures pour compléter 200 km pour la Fondation Jolyane Desjardins.
Être témoin de cette course m'a emmenée à me questionner, sérieusement.
![]() |
| Courir en groupe, ça semble plus agréable. |
Il y a donc des coureurs qui ont couru à relais et qui ont atteint leurs objectifs personnels. Ils ont accompli des courses en intervalles pour arriver à un but précis que chaque coureur s'était donné. Certains ont parcouru plus de 70 km en 24 heures. D'autres en ont fait 10, 25. Ils ont bouclé la boucle de 200 km.
Bref, ils se sont tous dépassés. Je suis fière d'eux. Je suis fière de Vanessa L (AKA cheveux de feu), Sophie L (AKA The best hairstylist ever), Marie-Pier B (AKA Ferme Belichel) , Karine S (AKA Mrs Big Smile) et tous les autres.
Cependant, je me questionne toujours sur mes motivations personnelles...de courir comme ça des distances un peu longues pour mes petites pattes.
La course c'est le dépassement de soi certes, mais il semble que plus on affiche nos kilomètres parcourus, plus on est hot. I'm just saying...
Sommes-nous plus respectés parce qu'on est capable de courir 3 marathons en 2 jours?
Est-ce que l'on se sent mieux parce qu'on peut courir des ultra-marathons?
Des Death Races?
Des Ultra-trails?
Des IronMan?
Criss, plus on court plus on devient fou? Plus on en veut?
Attention, je vous annonce que la prochaine mode sera d'escalader un volcan, à la course, et se pitcher dedans et d'ensuite nager dans la lave 8 kilomètres et en sortir en lambeaux comme Anakin Skywalker pour évidemment devenir Dark Vader. Voici l'extrait vidéo qui explique comment chaque coureurs se sentiraient après THE VOLCANO RACE!!!:
Plus je cours, plus mon cerveau me joue des tours.
Mon cerveau est en mode cinéma.
Les aventuriers Ks 200-La course ont amassé près de 20 000 dollars pour les enfants malades de la région. Ils se sont dépassés pour quelqu'un et ça c'est admirable! #wow #FateInHumanity
Je me dépasse pour qui à part moi?
Personne.
Je me dépasse pour dire que je serai une marathonienne?
Je ne sais plus, je suis troublée. La course pour le fun et pour le prestige? C'est vaniteux.
Je me console alors en me disant qu'au moins, je suis en forme et que je me sens bien physiquement (vraiment bien d'ailleurs, plus que jamais et ce n'est pas rien tout de même).
Mais, je dérouille un peu présentement. Mon mental en prend un coup.
Enfin, je pourrais courir pour une cause qui me tient à coeur. Une cause qui me touche de près ou de loin, par exemple; les enfants nés trop tôt comme un certain petit rayon de soleil du Bas-du-Fleuve. Je pense aussi à Madame M qui, à 32 ans, s'est fait dire qu'elle avait un cancer du sein.
Je voudrais courir pour quelqu'un d'autre que moi.
Ks 200- La course, tu me fais réfléchir sur ma motivation intrinsèque en elle-même. Je suis motivée, certes, mais je me sens cheap dans toute sa splendeur ce matin.
![]() |
| Ça c'est beau, l'esprit d'équipe. |
Je comprends alors la force d'une équipe motivée qui court pour une cause. On se raccroche à ça quand la course est longue et douloureuse... et on le fait pour quelqu'un autre que sa petite personne qui court pour ses fesses ou pour son verre de vin quotidien.
Je ne doute pas de ma capacité à terminer un marathon. J'ai couru 25 km en fin de semaine, les deux doigts dans le nez. J'aurais pu en courir 10 de plus. C'est vrai, je l'aurais fait pour quelqu'un ou quelque chose de concret dans le but de donner au suivant!
Un 42 km après tout cet entraînement que je m'impose depuis 3 mois? Ben oui la mère. Easy shit.
Pouette, pouette, je vais trottiner à Philadelphie pour mon rêve de twit?
Me, myself and I.
J'aimerais bien donner au suivant mais, par où je commence?
Je sais que les courses en général offrent aux coureurs la possibilité de soutenir un cause sociale locale. Je vais investiguer et lire là-dessus...
Le monde de la course m'appelle différemment et m'interpèle sous un autre angle.
Un gros bravo à l'équipe Ks 200 pour leur initiative et ils ont réussi à me transmettre une motivation qui va au-delà de ma propre petite personne.
![]() |
| Ici, les coureur après la côte à Bazin que je monte souvent en entraînement, seule. Une côte difficile de Sainte-Sophie parmi les autres. Mais, en groupe, ça semble mieux voir amusant. |
10/08/2015
Courir à Montréal
Courir en ville, c'est différent et beaucoup moins ennuyant.
L'automne demeure une belle saison lorsque nous voulons profiter de la ville. La fraîcheur du climat est toujours la bienvenue et ce surtout lorsqu'est venu le temps de faire son petit jogging matinal... de 23 kilomètres.
En gros, je suis partie de chez mon père qui demeure dans le Mile-End. J'ai décidé de descendre jusqu'au fleuve et de remonter en zigzagant dans les rues du Centre-Ville. Bien sûr, j'ai fait un petit crochet en faisant le tour du Parc Lafontaine avant d'arriver au fleuve. J'enchainai ensuite avec l'ascension de la côte de la montagne. Je suis alors redescendue par la rue des grosses maisons luxueuses pour terminer à Outremont chez ma cousine dans sa vente de garage Incroyable.
Quelle course! Wow.
J'ai tenté d'utiliser l'appli Map My Run. Mais, la batterie de mon Iphone n'étant pas assez chargée, j'ai donc dû fermer l'appareil complètement. J'ai alors mémorisé mon trajet dans ma tête.
Pas de GPS, pas de musique; juste la ville.
![]() |
| La ville! |
J'ai couru au gré du vent en regardant les gratte-ciel. J'ai senti les boulangeries et les cafés qui s'éveillaient.
J'ai aussi remarqué les innombrables chantiers de construction un peu partout, les rues barrées et les trottoirs fermés.
Il y a d'ailleurs un gros avantage à traverser des chantiers de construction Montréalais (interminables). Tous les coureurs ont accès à des toilettes un peu partout! Je vous fait remarquer que courir 2 heures de temps c'est bien beau. Mais encore, il faut bien aller faire pipi de temps en temps. Les toilettes chimiques des chantiers de construction peuvent nous dépanner! C'est très pratique.
Lorsque je courais, je me demandais si j'avais le droit de me moucher en bûcheron à Montréal. J'ai été assez discrète sur ce type de comportement dans la grande ville. Je ne voudrais pas mal paraître. C'est la vrai ville après tout! Je suis une coureuse civilisée!
![]() |
| Je respecte la signalisation et je traverse aux passages pour piétons. |
Je remarquai aussi les troupeaux de coureurs qui se dirigeaient vers le Mont-Royal. La nature qui appelle l'homme. Toutefois de mon côté, c'est la ville qui m'appelle. J'évite à tout prix la nature et les montagnes cette fin de semaine. Je veux de l'asphalte, du béton et des chantiers de construction.
Le quai de l'Horloge est aussi un bel endroit où on peut jogginer dans la joie. On contemple le fleuve et on remarque les touristes avec leur Ipads et leur selfie stick. Il y a aussi des petites familles ici et là qui font du vélo.
En remontant la petite côte de la rue Mansfield, j'ai croisé quelques sans-abris qui dormaient encore sur leur tapis de carton.
Ensuite, je me suis enfargée dans la laisse d'un petit chien barbette. Mon chum dirait que c'est un ti-criss de chien laite. Je suis donc tombée de tout mon long sur le trottoir en m'assurant de ne pas me péter les dents sur le béton.
Je suis sortie indemne de cette péripétie et je n'ai pas utilisé mon poivre de Cayenne sur le propriétaire du chien. J'aurais pu, j'étais tellement fâchée! Mais, je me suis retenue.
À la mi-parcours, mon père est venu me rejoindre en voiture et il m'a suivi jusqu'à la fin. On se donnait des points de rendez-vous plus loin et j'étais heureuse de passer ce moment avec lui. Je savais qu'il m'attendrait plus loin, qu'il serait là.
![]() |
| Je suis bien, je suis heureuse. Je vis le moment présent. |
Il a pris quelques photos de moi dans la grande ville. Je regarde les photos et je me vois entrain de courir et j'ai l'air bien et en santé. Et savez-vous quoi? Je suis bien.
Je peux courir longtemps et me sentir bien. Ça c'est l'fun.
Ma prochaine longue course: un 25.8 km. Je pense que je vais monter à Victo par les rangs.
Montréal me manque déjà.
10/01/2015
Freak'n'hot body love: adieu muffin top
21.1 km de fait aujourd'hui.
La tendre moitié de l'autre moitié (qui elle ne sera pas facile) est maintenant faite.
Mon total de kilomètres parcourus cette semaine équivaut maintenant à un marathon.
Ouille, mon genou gauche et mon pied droit sont sensibles. Mais bon, on reparlera de la douleur une autre fois.
Seule dans les plaines du Centre-du-Québec, je franchis un kilomètre un à la fois.
Ah que de belles choses dont des vaches Jersiaises (les plus belles du monde, elles sont légèrement brunes avec des yeux magnifiques). Elles sont comiques lorsqu'elles courent au galop comme ça en me montrant fièrement leurs pies gorgés de lait qui frappent sur leurs petites pattes effilées. Moi, je leur crie: ''Way to go vache laitière, t'es hot!'' J'ai alors une nouvelle amie de course pour quelques instants.
Ensuite, je me rends compte que mon ombre me suit (encore) et je me dis: ''Calvaire, j'ai vraiment l'air de ça moi?''
Ben oui tu as d'air de ça Madame la coureuse de fond de rang.
Moi:
-T'es fit en ta.
Mon ombre:
-Oui je sais.
Moi:
-Wow, je n'avais pas remarqué avant.
Mon ombre:
-Ah bien, bravo la mère. L'entraînement te va bien.
Moi:
-Merci. C'est pas toujours facile de courir tout le temps.
Mon ombre:
-De rien pis lâche pas, me semble que tes fesses sont encore molles. Cours encore. Plus vite aussi.
Moi:
-Ah ta yeule. C'est tough là. Je veux juste arriver à Princeville. Pis manger une poutine au Princesse.
En parlant de poutine...ça me fait penser à mon ex muffin top.
Qu'est devenu mon muffin top déjà?
Il a surement fondu cette semaine avec le 11 km que j'ai couru comme une gazelle pourchassée par un groupe de hyènes enragées. Il a tombé quelque part entre Victo et Warwick. Je ne tiens pas à le récupérer tant que ça...si vous le voyez, ne le touchez surtout pas, il est contagieux.
Bye bye muffin top. Stay in Warwick.
Aussi, la course c'est bien beau pour faire fondre le surplus de gras mais il y a aussi les exercices de gainage comme la planche. Ces exercices sont parfaits pour le tour de taille, les fesses et le ventre.
Après quelques planches ici et là...je fais maintenant cet exercice quotidiennement à raison de 2 fois une minute avec un repos d'une minute entre chaque planche. C'est intense et on se construit une gaine sans avoir en acheter une à 55$ chez Winners. Pour vrai, c'est bien moins cher mais, un peu plus d'ouvrage.
Bref, l'entrainement pour le marathon (une distance ridicule de 42 kilomètres de souffrance) et des exercices de gainage de la ceinture abdominale peuvent effectivement faire disparaître votre muffin top et accentuer vos rides. Oui parce que c'est dur et on force de la face un petit peu. Rides ou gras de ventre?
Pas facile d'être une femme.
Note:
Mon titre de billet est inspiré de cette chanson, un peu vulgaire mais rythmée, qui se retrouve dans ma playlist de course: Fuck'n shit baby love! -Karlof Orchestra Un classique pour défoncer nos souliers de course et nos culottes en spandex.
La tendre moitié de l'autre moitié (qui elle ne sera pas facile) est maintenant faite.
Mon total de kilomètres parcourus cette semaine équivaut maintenant à un marathon.
Ouille, mon genou gauche et mon pied droit sont sensibles. Mais bon, on reparlera de la douleur une autre fois.
Seule dans les plaines du Centre-du-Québec, je franchis un kilomètre un à la fois.
Ah que de belles choses dont des vaches Jersiaises (les plus belles du monde, elles sont légèrement brunes avec des yeux magnifiques). Elles sont comiques lorsqu'elles courent au galop comme ça en me montrant fièrement leurs pies gorgés de lait qui frappent sur leurs petites pattes effilées. Moi, je leur crie: ''Way to go vache laitière, t'es hot!'' J'ai alors une nouvelle amie de course pour quelques instants.
Ensuite, je me rends compte que mon ombre me suit (encore) et je me dis: ''Calvaire, j'ai vraiment l'air de ça moi?''
Ben oui tu as d'air de ça Madame la coureuse de fond de rang.
Moi:
-T'es fit en ta.
Mon ombre:
-Oui je sais.
Moi:
-Wow, je n'avais pas remarqué avant.
Mon ombre:
-Ah bien, bravo la mère. L'entraînement te va bien.
Moi:
-Merci. C'est pas toujours facile de courir tout le temps.
Mon ombre:
-De rien pis lâche pas, me semble que tes fesses sont encore molles. Cours encore. Plus vite aussi.
Moi:
-Ah ta yeule. C'est tough là. Je veux juste arriver à Princeville. Pis manger une poutine au Princesse.
En parlant de poutine...ça me fait penser à mon ex muffin top.
Qu'est devenu mon muffin top déjà?
Il a surement fondu cette semaine avec le 11 km que j'ai couru comme une gazelle pourchassée par un groupe de hyènes enragées. Il a tombé quelque part entre Victo et Warwick. Je ne tiens pas à le récupérer tant que ça...si vous le voyez, ne le touchez surtout pas, il est contagieux.
Bye bye muffin top. Stay in Warwick.
Aussi, la course c'est bien beau pour faire fondre le surplus de gras mais il y a aussi les exercices de gainage comme la planche. Ces exercices sont parfaits pour le tour de taille, les fesses et le ventre.
Après quelques planches ici et là...je fais maintenant cet exercice quotidiennement à raison de 2 fois une minute avec un repos d'une minute entre chaque planche. C'est intense et on se construit une gaine sans avoir en acheter une à 55$ chez Winners. Pour vrai, c'est bien moins cher mais, un peu plus d'ouvrage.
Bref, l'entrainement pour le marathon (une distance ridicule de 42 kilomètres de souffrance) et des exercices de gainage de la ceinture abdominale peuvent effectivement faire disparaître votre muffin top et accentuer vos rides. Oui parce que c'est dur et on force de la face un petit peu. Rides ou gras de ventre?
Pas facile d'être une femme.
Note:
Mon titre de billet est inspiré de cette chanson, un peu vulgaire mais rythmée, qui se retrouve dans ma playlist de course: Fuck'n shit baby love! -Karlof Orchestra Un classique pour défoncer nos souliers de course et nos culottes en spandex.
9/25/2015
Cross-training: le spinning
Ma coach de spinning a d'l'air d'avoir 12 ans.
Je ne la connais pas personnellement mais, mon amie Nat, avec qui je pratique le spinning, lui a déjà enseigné en suppléance voilà quelques années.
Elle est donc vraiment plus jeune que nous. Pffff.
Voici un exemple très réaliste de mon cours de spinning:
19:30: le cours commence.
19:30 et 32 secondes: la coach prend officiellement la parole et c'est parti pour une heure d'entraînement intense.
On commence à pédaler et sa voix aiguë nous harcèle dès le début du cours. Elle est comme une guêpe qui nous tourne autour de la tête. On a pas le choix: on s'exécute. On pédale à fond avec la musique dans le tapis.
C'est de la folie.
Je pédale à vitesse maximale (à la vitesse de l'éclair) et je me questionne sur ce départ stressant et nauséeux de ce cours de spinning.
La musique rock-métal et la coach crient en choeur. Mes tympans capotent. Ça y est, je vais faire de l'acouphène demain matin.
Dans la presque noirceur de la salle de cours, j'aperçois les autres filles. Elles sont à moitié mortes sur leur vélo et l'évasion de cette pièce est impossible: elles sont à bout de souffle.
Je lui demande quelques fois de répéter ses instructions parce que quand quelqu'un hurle dans le bruit, on entend rien (bien j'entends rien) et ce surtout quand la musique ambiante est une toune de Korn ou pire encore une chanson de Nickelback.
Dommage que mon vélo soit stationnaire...j'aurais pédalé hors de cette pièce à l'instant.
La voix de la coach me rappelle un vieux film, jadis. Elle hurle comme le fait le vilain dans l'extrait vidéo de Roger Rabbit.
Je suis un peu mélangée ce soir. Mon cross-training est de la torture. J'ai mal aux oreilles en plus d'avoir les cuisses qui brûlent.
Le pire dans tout ça, c'est que j'ai l'impression qu'une enfant me crie après. Je prendrais bien un congé de criage quand je m'entraîne. Un moment pour moi, la maman occupée...un moment pour la femme que je suis.
Enfin, ma chum Nat avec qui je fais mon cours de spinning, soupire, respire et pédale. Mais Nath persévère, donne son 110%. Donc, je la suis et je ne la laisse pas tomber.
La morale de cette histoire est que nous bougeons quand même, nous suons notre vie malgré la voix stridente de la coach.
Mission accomplie pour la nouvelle coach de spinning; elle a réussit à faire travailler tout le monde. On est brûlé.
Finalement, avoir une voix aiguë a certains avantages...comme pousser les gens à pédaler encore plus vite et encore plus fort.
Honnêtement, je ne verrai plus le cross-training comme un break.
Le prochain cours, j'apporte mes bouchons.
![]() |
| Coach qui grimace. |
Je ne la connais pas personnellement mais, mon amie Nat, avec qui je pratique le spinning, lui a déjà enseigné en suppléance voilà quelques années.
Elle est donc vraiment plus jeune que nous. Pffff.
Voici un exemple très réaliste de mon cours de spinning:
19:30: le cours commence.
19:30 et 32 secondes: la coach prend officiellement la parole et c'est parti pour une heure d'entraînement intense.
On commence à pédaler et sa voix aiguë nous harcèle dès le début du cours. Elle est comme une guêpe qui nous tourne autour de la tête. On a pas le choix: on s'exécute. On pédale à fond avec la musique dans le tapis.
C'est de la folie.
Je pédale à vitesse maximale (à la vitesse de l'éclair) et je me questionne sur ce départ stressant et nauséeux de ce cours de spinning.
La musique rock-métal et la coach crient en choeur. Mes tympans capotent. Ça y est, je vais faire de l'acouphène demain matin.
Dans la presque noirceur de la salle de cours, j'aperçois les autres filles. Elles sont à moitié mortes sur leur vélo et l'évasion de cette pièce est impossible: elles sont à bout de souffle.
![]() |
| À bout de souffle! |
Dommage que mon vélo soit stationnaire...j'aurais pédalé hors de cette pièce à l'instant.
La voix de la coach me rappelle un vieux film, jadis. Elle hurle comme le fait le vilain dans l'extrait vidéo de Roger Rabbit.
Je suis un peu mélangée ce soir. Mon cross-training est de la torture. J'ai mal aux oreilles en plus d'avoir les cuisses qui brûlent.
![]() |
| ''On pousse, plus viiiiiiiiiite!!!!!!!!!!!!!'' |
Le pire dans tout ça, c'est que j'ai l'impression qu'une enfant me crie après. Je prendrais bien un congé de criage quand je m'entraîne. Un moment pour moi, la maman occupée...un moment pour la femme que je suis.
Enfin, ma chum Nat avec qui je fais mon cours de spinning, soupire, respire et pédale. Mais Nath persévère, donne son 110%. Donc, je la suis et je ne la laisse pas tomber.
![]() |
| Nat pédale |
Mission accomplie pour la nouvelle coach de spinning; elle a réussit à faire travailler tout le monde. On est brûlé.
Finalement, avoir une voix aiguë a certains avantages...comme pousser les gens à pédaler encore plus vite et encore plus fort.
Honnêtement, je ne verrai plus le cross-training comme un break.
Le prochain cours, j'apporte mes bouchons.
![]() |
| Les jambes de ma coach |
9/17/2015
Manger ou se transformer
S'entraîner pour un marathon, c'est aussi manger des pâtes, des patates, du pain, du riz et ce sans se sentir gonflé, lourd et laite.
Je suis, depuis toujours, un fervente amatrice de carbs.
Généralement, comme bien des filles qui ont le soucis de toujours rentrer dans ''le jeans'', je limite légèrement ma consommation de féculants et ce surtout lors du souper.
Mais, là, je capote.
Je sens que j'ai besoin de manger des féculants. Je le sens.
En courant un 15 km l'autre matin, j'ai essayé de composer un poème afin de me distraire un peu (le rang des Pointes est quand même plate et les vaches ne sont pas très jasantes) et le voici (rien de sérieux ici, seulement l'inspiration du moment entre le douzième kilomètre et le quatorzième) :
Donc, une pizza maison un soir et du spag le lendemain accompagné de sa tranche de pain.
Attention: je ne dis pas des aliments gras. Je dis des sucres lents. Dommage quand même. On repassera pour le gras et la grosse poutine.
La course intense et pratiquement quotidienne, me donne faim. Je rêve la nuit que je me fais des crêpes.
La dernière fois que j'avais toujours faim comme ça, c'était à la naissance de mon fils. J'allaitais aux 2 minutes les 6 premiers mois de sa vie. Je devais certainement manger 10 toasts par jour.
Il faut donc que je mange souvent pour éviter les migraines et une crise d'hypoglycémie. Et qui dit hypoglycémie, dit la transformation.
La transformation est un processus physique auquel je fais face lorsque j'ai faim. Je suis comme un loup-garou lors d'une pleine lune. Aouuuuuuu!
Je deviens méchante et laide.
Mais présentement avec l'entraînement pour le marathon, le laps de temps dans lequel je risque de me transformer, est très court.
Vraiment très court.
Par exemple, je donne mon cours en classe et il est 9:40. J'ai vraiment bien déjeuné. Des toasts, des fruits, un latté et un jus d'orange. Tout à coup, je sens monter en moi, la colère. Mes mains tremblent et j'en perds mon anglais. Je deviens une autre personne. Je me transforme! Ah non!
Vite une collation! Vite la pause! Vite vite vite.
Si je pouvais courir aussi vite que je me transforme...
Je suis, depuis toujours, un fervente amatrice de carbs.
Généralement, comme bien des filles qui ont le soucis de toujours rentrer dans ''le jeans'', je limite légèrement ma consommation de féculants et ce surtout lors du souper.
Mais, là, je capote.
Je sens que j'ai besoin de manger des féculants. Je le sens.
En courant un 15 km l'autre matin, j'ai essayé de composer un poème afin de me distraire un peu (le rang des Pointes est quand même plate et les vaches ne sont pas très jasantes) et le voici (rien de sérieux ici, seulement l'inspiration du moment entre le douzième kilomètre et le quatorzième) :
Sucres lents, sucres lents.
Quand je te déguste
Et dès que tu touches mes dents,
Ce n'est plus injuste.
Je peux te désirer,
Six fois par jour.
Tu peux m'enivrer
Tant que je cours
Comme une gazelle,
Je ne dis plus non aux bretzels.
Donc, une pizza maison un soir et du spag le lendemain accompagné de sa tranche de pain.
Attention: je ne dis pas des aliments gras. Je dis des sucres lents. Dommage quand même. On repassera pour le gras et la grosse poutine.
La course intense et pratiquement quotidienne, me donne faim. Je rêve la nuit que je me fais des crêpes.
La dernière fois que j'avais toujours faim comme ça, c'était à la naissance de mon fils. J'allaitais aux 2 minutes les 6 premiers mois de sa vie. Je devais certainement manger 10 toasts par jour.
Il faut donc que je mange souvent pour éviter les migraines et une crise d'hypoglycémie. Et qui dit hypoglycémie, dit la transformation.
La transformation est un processus physique auquel je fais face lorsque j'ai faim. Je suis comme un loup-garou lors d'une pleine lune. Aouuuuuuu!
Je deviens méchante et laide.
Mais présentement avec l'entraînement pour le marathon, le laps de temps dans lequel je risque de me transformer, est très court.
Vraiment très court.
Par exemple, je donne mon cours en classe et il est 9:40. J'ai vraiment bien déjeuné. Des toasts, des fruits, un latté et un jus d'orange. Tout à coup, je sens monter en moi, la colère. Mes mains tremblent et j'en perds mon anglais. Je deviens une autre personne. Je me transforme! Ah non!
Vite une collation! Vite la pause! Vite vite vite.
Si je pouvais courir aussi vite que je me transforme...
![]() |
| Sainte-Sophie, mon village. |
9/11/2015
Je veux faire un marathon
Bon, je l'avoue enfin et je le crie haut et fort sur les toits du Web: ''Je veux faire un marathon!'
Ça fait maintenant 10 ans je que pratique la course à pied et par moment, je me demande pourquoi courir alors que ma vie n'est pas en danger?
Voici mes réponses:
1) Parce que je suis capable.
2) Parce que je peux écouter la playlist la plus quétaine du monde dans mon ipod sans me faire regarder de travers par mon chum et mes enfants.
3) Parce que je peux prendre du vin quotidiennement sans engraisser.
4) Parce que je veux des belles fesses.
Et vous, pourquoi courez-vous?
S'il vous plait, allez me partager votre réponse dans les commentaires.
Quand je regarde ma liste de parce que, je constate qu'il est quand même question de grosseur, de fesses et de vin. Hishhhh.
Alors si c'est pour ça uniquement que je cours... eh bien au diable la santé cardio-vasculaire! Ce n'est pas important la santé du coeur. C'est beaucoup plus important d'avoir de belles fesses.
Toutefois, aujourd'hui je m'empresse rapidement d'ajouter un parce que beaucoup plus sérieux sur ma liste.
1) Parce que je veux faire un marathon (en entier et de ne pas mourir en le courant).
Dans mes nombreuses courses à parcourir les fonds de rangs, je rêve que je termine un marathon en rampant et en braillant ma vie, avec les pieds en feu pis les fesses dures comme de la roche.
Je rêve, je me tourne un film de série B dans ma tête.
Pour que mon parce que #1 se réalise, je dois arrêter de rêver et je dois passer à l'action. Go baby go!
J'ai donc décidé d'arrêter de jogginer comme une pouliche et j'ai décidé de courir comme une gazelle.
Je me suis donc inscrite au marathon de Philadelphie avec mon conjoint. Et non, on ne court pas ensemble. Il aura fini son marathon bien avant moi. Si on court ensemble, je suis loin derrière et je mord la poussière de ses enjambées et non ses beaux mollets de feu (soupir.).
Néanmoins, il me reste 10 grosses semaines d'entraînement. Je voudrais partager avec vous mes pensées et mes états d'âme de coureuse. Aussi, je veux partager mon journal et mes tribulations avec vous parce que quand je serai entrain de courir et de vouloir arrêter tout; je penserai à vous et à ce journal.
De plus, j'ai besoin d'une source de motivation externe pour bûcher comme une dingue dans mes entraînements. Ce n'est plus une question de postérieur ici..
Je tiens à demeurer comique (et sarcastique) dans mes propos malgré les ampoules à mes pieds et les douleurs musculaires.
Je me souhaite bonne chance et je vous souhaite bonne lecture! Merci de me suivre dans mes grandes tribulations.
La coureuse :)
Ça fait maintenant 10 ans je que pratique la course à pied et par moment, je me demande pourquoi courir alors que ma vie n'est pas en danger?
Voici mes réponses:
1) Parce que je suis capable.
2) Parce que je peux écouter la playlist la plus quétaine du monde dans mon ipod sans me faire regarder de travers par mon chum et mes enfants.
3) Parce que je peux prendre du vin quotidiennement sans engraisser.
4) Parce que je veux des belles fesses.
Et vous, pourquoi courez-vous?
S'il vous plait, allez me partager votre réponse dans les commentaires.
Quand je regarde ma liste de parce que, je constate qu'il est quand même question de grosseur, de fesses et de vin. Hishhhh.
Alors si c'est pour ça uniquement que je cours... eh bien au diable la santé cardio-vasculaire! Ce n'est pas important la santé du coeur. C'est beaucoup plus important d'avoir de belles fesses.
Toutefois, aujourd'hui je m'empresse rapidement d'ajouter un parce que beaucoup plus sérieux sur ma liste.
1) Parce que je veux faire un marathon (en entier et de ne pas mourir en le courant).
Dans mes nombreuses courses à parcourir les fonds de rangs, je rêve que je termine un marathon en rampant et en braillant ma vie, avec les pieds en feu pis les fesses dures comme de la roche.
Je rêve, je me tourne un film de série B dans ma tête.
Pour que mon parce que #1 se réalise, je dois arrêter de rêver et je dois passer à l'action. Go baby go!
J'ai donc décidé d'arrêter de jogginer comme une pouliche et j'ai décidé de courir comme une gazelle.
Je me suis donc inscrite au marathon de Philadelphie avec mon conjoint. Et non, on ne court pas ensemble. Il aura fini son marathon bien avant moi. Si on court ensemble, je suis loin derrière et je mord la poussière de ses enjambées et non ses beaux mollets de feu (soupir.).
Néanmoins, il me reste 10 grosses semaines d'entraînement. Je voudrais partager avec vous mes pensées et mes états d'âme de coureuse. Aussi, je veux partager mon journal et mes tribulations avec vous parce que quand je serai entrain de courir et de vouloir arrêter tout; je penserai à vous et à ce journal.
De plus, j'ai besoin d'une source de motivation externe pour bûcher comme une dingue dans mes entraînements. Ce n'est plus une question de postérieur ici..
Je tiens à demeurer comique (et sarcastique) dans mes propos malgré les ampoules à mes pieds et les douleurs musculaires.
Je me souhaite bonne chance et je vous souhaite bonne lecture! Merci de me suivre dans mes grandes tribulations.
La coureuse :)
S'abonner à :
Messages (Atom)




















